Je me suis beaucoup interrogée sur les articles que je souhaite écrire, les livres dont je veux parler.

Dois-je faire un article pour chaque livre ? Ou uniquement ceux qui m'ont vraiment plu ?

La réponse je l'ai trouvé en pensant à mon club de lecture ; nous y sommes pour parler de tous les livres que nous lisons, pour échanger, discuter, alors comme l'idée est de faire un peu pareil ici, j'ai décidé de tout mettre. Il y aura donc des articles courts, des plus longs, des passionnés et des plus ternes. Certains vous donneront peut-être envie de lire le livre concerné, d'autres vous donneront peut-être envie de me convaincre...

Alors soyez indulgents, et surtout n'hésitez plus à faire un commentaire !

Au plaisir de (vous) lire.

dimanche 26 juillet 2020

"En attendant le jour" de Michael Connelly




Quel bonheur de faire la connaissance de Renée Ballard la nouvelle héroïne de Michael Connelly, digne successeur de mon détective chouchou Harry Bosch. 

 

 

Renée commence très fort dans ce premier opus. 
Elle est affectée au quart de nuit après une sombre affaire de harcèlement sexuel avec un lieutenant de la brigade des vols et crimes. 
Bien entendu on tombe dans le cliché de la flic qui vit un peu n’importe comment, qui a eu une enfance un peu compliquée avec le décès de son père et l’abandon de sa mère, mais ce n’est pas grave il faut bien que nos flics soient un peu « abimés » pour pouvoir faire ce sacré foutu job !  Parce que soyons honnête ça n’a pas l’air facile tous les jours. 

 

 

Bref, notre Renée est sur plusieurs fronts car lors de la première nuit où nous l’accompagnons elle doit gérer avec son binôme un vol de carte de crédit, une prostituée retrouvée à moitié morte sur un parking et une fusillade dans un dancing….

 

 

Renée comme Harry a son petit caractère et ne laisse pas les choses facilement tomber, elle est têtue et veut aller au bout de ses enquêtes, même si ce ne sont pas vraiment les siennes 🙄  la coquine !

 

 

Évidemment j’ai adoré, je retrouve tout ce que j’aime dans les enquêtes de HB, le procédé des enquêtes, tous les petits détails, l’avancement qui se fait doucement et logiquement, on commence et on ne peut plus poser le livre jusqu’à résolution de l’enquête, et pour courronner le tout Michael arrive encore à me surprendre, il faut dire que je me laisse emmener sans aucune difficulté !

 

 

Avis aux amateurs ! 😉



Calmann-Levy Noir, 430 pages. 
Traduction de Robert Pépin. 

mardi 21 juillet 2020

Frangines de Adèle Bréau





Les frangines ce sont Mathilde, Violette et Louise qui se retrouvent pour quelques semaines à Saint Rémy de Provence dans la maison familiale. 

Mais cet été est un peu particulier car un an auparavant un événement a marqué les vacances et transformé la vie de la famille Carpentier. 

 

Mathilde, l’aînée, est mariée à Raphaël, fait du yoga et est l’heureuse maman de Pia et Paul ;
Violette la cadette est séparée de Michel avec qui elle a eu Clarisse une jeune adolescente très bien dans ses baskets, elle a quitté son job pour devenir potière,
et Louise la « petite dernière » s’est installée dans la région comme infirmière à domicile, ainsi elle reste proche de Jeanne, leur mère, qui vit seule à ‹La Garrigue› la demeure familiale.

 

Adèle Bréau nous plonge dans une vie de famille finalement assez banale et classique avec les histoires, les secrets, les disputes, les jalousies et l’amour. 
Mais elle sait rendre cette histoire attachante, touchante, émouvante, car je crois que tout le monde peut s’y retrouver, tout le monde peut découvrir un peu de sa vie et de sa vérité et apprendre, comprendre. 

 

Ce roman m’a passionnée, le portrait de chaque personnage est très juste, on retrouve toute l’ambiguïté possible d’une même personne et surtout des relations, en particulier en famille. Tout cet amour qui existe mais qui n’empêche pas les non-dits, les colères, les incompréhensions. 

Elle décrit parfaitement la famille, sa complexité, ses imperfections, le besoin que l’on peut avoir de s’y retrouver tout en ayant aussitôt envie de la fuir. 

Cette famille sur laquelle on se construit, mais qui nous construit aussi, cette famille qui nous donne un rôle dont on ne veut pas forcément, cette famille au sein de laquelle on peut se comporter si différemment que lorsque nous sommes avec nos amis, 

Cette famille qui peut être notre pire cauchemar mais qui est toujours notre refuge.

 

Les sujets abordés sont variés, assez complets, je ne veux pas trop en parler ici car il me faudrait dévoiler beaucoup trop du livre, et je ne veux pas vous gâcher ce plaisir. 

J’ai retrouvé tellement de moi, de ma famille, de ma vie, c’est fou ! 
Adèle Bréau dans une interview nous dit qu’en effet elle a eu beaucoup de retour de ce genre, comme quoi toutes les familles sont différentes et se ressemblent 😊

 

 

⚠️ SPOILER

La fin peut paraître un peu « facile » où tout va bien dans le meilleur des mondes, mais moi cette fin m’a plu énormément, j’avais besoin de celle-là à ce moment de ma vie, et surtout la vie qui est souvent une bitch est parfois sympa aussi, donc tout à fait crédible et même nécessaire. 

Un roman proche du coup de cœur, parce qu’il a parlé à mon cœur !


JC Lattès, 350 pages. Juin 2020



"Aujourd'hui elle est en paix. Sans savoir pourquoi, Jeanne a la certitude que malgré son âge, et ce pan de vie qui est derrière elle, il lui reste des bonheurs. Pas seulement ceux d'être heureuse en famille, en bonne santé, aimée des siens - ce qui est déjà une chance immense. Non, elle a le sentiment que son histoire n'est pas complètement finie, que le destin lui a gardé un ou deux rebondissements à venir. Est-ce qu'elle se fait des idées ? Est-ce son incorrigible optimisme qui l'en persuade ? Mais après tout, qu'est-ce que cela change ? L'important, c'est qu'elle y croie. Car elle a décidé de faire confiance au destin. "


mardi 23 juin 2020

"Le cerbère blanc" de Pierre Raufast



Voici le cinquième livre de Pierre Raufast que je lis. J’ai toujours énormément aimé son style et surtout son imagination débordante qui m’a emmenée comme un enfant dans un monde imaginaire merveilleux. 
Pour être honnête tout de suite, je n’ai pas aimé ce dernier livre. 

 

 

C’est une histoire qui se déroule très vite, de la naissance des deux protagonistes jusqu’au delà de leur 40 ans. 
Mathieu et Amandine se connaissent depuis toujours, ont passé leur enfance ensemble, puis leur adolescence, ils découvriront tout ensemble, seront amoureux, amants… jusqu’à ce que la vie les sépare.

 

 

Je n’ai pas aimé la fulgurance de la réussite de Mathieu, ni les coups durs que subissent les uns et les autres, trop c’est trop…

 

 Les thèmes abordés sont plutôt intéressants car il s'agit de la jeunesse éternelle, du vieillissement, de la mort (beaucoup).... mais la façon n'a pas fonctionné pour moi...


Je suis tout à fait ouverte à partir dans un imaginaire un peu fou, dans l’absurde et le burlesque, j’aime ça, mais ici impossible d’adhérer à cette histoire pour moi. 

J’ai trouvé les personnages énervants, leurs réactions n’ont pas de sens même dans le non-sens !

Impossible pour moi de tirer quoi que ce soit de ce livre, hormis que même un auteur que l’on aime peut décevoir. 

 


Stock Arpège, 283 pages. Mars 2020

samedi 30 mai 2020

"Sur les chemins noirs" de Sylvain Tesson



Après une chute de près de 8m de haut et 4 mois passés à l’hôpital, Sylvain Tesson, comme il se l’est promis sur son lit d’hôpital, part sur les chemins noirs de France. Une marche qui signifie beaucoup pour lui, un retour à la vie, un retour sur ses jambes, un retour à la liberté. 


Il prend la route fin août depuis le sud-est de la France et arrive en novembre sur la côte ouest en Normandie. Il marche seul, parfois accompagné d’amis qui le rejoignent. Il marche sur ses chemins que plus personne n’emprunte, il traverse des campagnes et des paysages qui valent parfois ce qu’il a pu découvrir à travers le monde. Il fait aussi des rencontres au fond de ses campagnes. 


C’est aussi l’occasion de reparler de la France, de sa ruralité et surtout de son urbanisation au cours des dernières décennies. Un terrible constat sur une évolution et des progrès pas toujours très heureux.


C’est toujours très très bien écrit, indéniablement, il y a de belles réfléxions, mais je me suis un peu ennuyée et je n’ai pas retrouvé cet emportement découvert dans La panthère des neiges, probablement lié à son état d’esprit lors de l’écriture de ce texte et encore plus au mien au moment de sa lecture…
Je testerai à nouveau plus tard, un autre livre.

"Les choses avaient tout de même mal tourné. Les hommes s'étaient multipliés, ils avaient investi le monde, cimenté la terre, occupé les vallées, peuplé les plateaux, tué les dieux, massacré les bêtes sauvages. Ils avaient lâché sur le territoire leurs enfants par générations entières et leurs troupeaux d'herbivores génétiquement trafiqués." 
"L'évolution avait accouché d'un être mal élevé et le monde était dans un désordre pas croyable."
"La ville gagnait du terrain. Ce fut le temps des ZUP dans les années 1960, des ZAC une décennie plus tard. Les autoroutes tendirent leurs tentacules, les supermarchés apparurent. La campagne se hérissa de silos. Pompidou était gros et la France prospère. L'agriculture s'industrialisait, les insectes refluaient, les eaux se polluaient. Seuls quelques rabat-joie du Larzac prévenaient du désastre. On les prenait pour des gauchistes, ce qu'ils étaient. On les laissa lire Lénine dans l'humidité des bergeries."
"Comme la planète était promue théâtre de la circulation générale des êtres et des marchandises, par contrecoup les vallées s'étaient vu affliger de leurs grand-routes, les montagnes de leurs tunnels. L'«aménagement du territoire» organisait le mouvement. Même le bleu du ciel était strié du panache des longs-courriers. Le paysage était devenu le décor du passage."  

 Gallimard, 142 pages. Octobre 2016

lundi 18 mai 2020

"Filles de la mer" de Mary Lynn Bracht




1943, sur l’île de Jeju, en Corée du Sud occupée depuis le début du siècle par les japonais, deux sœurs Hana et Emi sont sur les traces de leur mère qui est haenyeo, c’est à dire une femme qui plonge pour pêcher. 
Hana est plus âgée et suis déjà sa mère au fond de l’eau, et déjà elle aime ce qu’elle fait, pour sa tradition et son indépendance. 
Sur la plage Emi, trop jeune pour plonger, attend sa mère et sa sœur. Quand Hana aperçoit au loin un soldat japonais se rapprocher de sa sœur elle revient rapidement sur la plage pour la protéger, ce faisant elle se sacrifie et est enlevée par le soldat. 


2011, Emi a plus de 70 ans, son cœur est très fatigué, mais comme tous les ans elle part à Séoul voir ses enfants, elle profite de ce voyage pour aller à la manifestation du mercredi devant l’ambassade japonaise, en mémoire des filles de réconfort qui ont servi aux soldats japonais. Ce sont des milliers de jeunes filles et jeunes femmes qui ont été enlevées et violées par les soldats. Emi espère retrouver sa grande sœur. 


Chapitre après chapitre on découvre ce qui est arrivé à Hana en 1943, où elle a été emmenée et ce que fut son histoire, et de l’autre côté on apprend la vie d’Emi, ce qui a suivi la disparition de sa sœur mais aussi ce que fut la fin de la seconde guerre mondiale et la suite pour les sud-coréens. Cette famille de pêcheurs a été durement touchée et a payé un lourd tribut à la folie des hommes. 


Un roman touchant avec l’histoire de ces femmes qui ont tout simplement été violées, battues, tuées, et pour lesquelles il aura fallu de longues années avant que le Japon ne reconnaisse ses torts. J’avais vaguement entendu parler de ces femmes, et ce roman leur rend hommage.
Un tout petit bémol pour l’écriture qui ne m’a pas beaucoup plu, mais l’histoire va au-delà.


Robert Laffont 432 pages, pocket 416 pages. Février 2018
Traduction de Sarah Tardy

mercredi 13 mai 2020

"L'écart" de Amy Liptrot



Amy Liptrot est née dans l’archipel des Orcades, au nord de l’Écosse ; elle a grandi dans la ferme de ses parents, dans un environnement rude, intense, entre les vents violents, sur un terrain escarpé, devant une mer forte et implacable, et surtout entre un père bipolaire et une mère très très religieuse.
C’est ainsi qu’elle est devenue une jeune femme qui a voulu partir et vivre intensément, toujours en équilibre, sur le fil. 
Elle s’est installée à Londres et petit à petit entre deux boulots et deux soirées, sans s’en rendre compte elle est devenue alcoolique. 


Dans ce récit autobiographique, Amy nous raconte sa descente en enfer puis son retour à la vie lorsqu’après avoir tout perdu elle décide enfin d’arrêter de boire et de faire une cure de désintoxication. Après quelques mois d’abstinence elle retourne sur son île.


L’auteur ne mâche pas ses mots et ne se cache pas derrière des excuses, elle se livre entièrement et sincèrement. J’ai trouvé la première partie assez difficile à lire, écœurante comme si je buvais autant qu’elle ; elle décrit très bien l’addiction, et comment cette addiction dirige sa vie, ce qui peut être très difficile à comprendre. Elle voit, elle sait qu’elle se détruit physiquement, qu’elle a des comportements et des attitudes qui la mettent en danger en permanence. 
La deuxième partie se passe aux Orcades, ces îles du nord, balayées par les vents, où peu de gens vivent. Elle y passe d’abord quelques jours auprès de son père, l’aide à refaire un mur, puis prolonge son séjour pour l’aider à l’agnelage, et petit à petit elle reste, trouve un job d’été à la RSPB (Royal Society for the Protection of Birds) pour laquelle elle doit parcourir l’archipel et recenser les râles des genêts (roi caille) en écoutant leur chant qu’il pousse essentiellement la nuit, et lorsque l’hiver vient, elle s’installe sur un des îlots les plus au nord qui se nomme Papay. Elle y fera de jolies rencontres autant humaines qu’animales. 


C’est un magnifique chemin de résilience que nous raconte Amy Liptrot, un chemin long et difficile mais qui l’emmène (et nous avec) dans de magnifiques paysages, sauvages, où se côtoient les moutons, les phoques et beaucoup d’oiseaux ! Elle découvre une nature différente de la vie londonienne faite de sorties, d’alcool, et de dancing, 
Un récit fort, déroutant et très intelligent. 


"Pour nous qui sommes sujets à la dépendance, l'alcool devient rapidement le moyen le plus simple de soulager l'anxiété physique et morale, et de surmonter les situations de stress. Or chaque fois que nous faisons un usage répété d'une substance narcotique, ces chemins neuronaux s'impriment si profondément dans notre encéphale qu'il nous sera impossible par la suite, de les effacer. Quoi qu'il arrive, je ne serai jamais à l'abri d'une rechute et je demeurerai vulnérable aux addictions de toutes sortes." 
"Le grand pingouin, aujourd'hui disparu, mesurait environ un mètre de haut. Le dernier spécimen de grand pingouin reproducteur vivant en Grande-Bretagne a été abattu par balle en 1813 sur l'île de Papay. Le chasseur responsable de cette prise agissait pour le compte d'un collectionneur londonien. Au cours des années mille neuf cent quatre-vingt-dix, les écoliers de Papay ont écrit et mis en scène Les Aventuriers du grand pingouin perdu, une pièce de théâtre relatant le destin tragique de cet oiseau exceptionnel." 
"Je suis née dans un foyer enclin au drame, j'ai grandi dans le mugissement du vent, au coeur d'une nature tourmentée, parmi les épaves de navires échoués, les agnelets mort-nés et les visions mystiques, avec la certitude que tout pouvait basculer à tout moment dans le chaos - excitant ou dévastateur, selon les cas. Au fil des années, ces variations d'un extrême à l'autre m'ont paru normales, voire souhaitables ; j'ai appris à m'y préparer, puis à les rechercher. N'est-il pas merveilleux de vivre au bord du monde ? L'alternative, celle de l'équilibre, m'a toujours semblé terne et sans intérêt."
"Reste l'explication la plus logique, celle d'une mauvaise habitude devenue incontrôlable. À force de boire de manière systématique pendant des années, j'ai usé mes freins, comme la falaise s'use sous le fracas répété des vagues. Quand j'ai voulu les réparer, il était trop tard - et je suis allée droit dans le mur."
"L'île est chaque jour plus petite, la falaise plus découpée et creusée plus profondément. De même, la vie est chaque jour plus triste, mais plus intéressante. Les coups et les blessures, telles des cicatrices sur le littoral, se creusent et s'effacent en permanence." 
"Boire, pour les alcooliques, n'est jamais une solution. C'est un remède inefficace, une erreur sans cesse recommencée, un train qui ne mène nulle part. Dans mon cas, quels que soient le soulagement ou l'euphorie recherchés, ils n'étaient jamais atteints." 

Globe, 336 pages. Août 2018
Traduit de l'anglais par Karine Reignier-Guerre.

mardi 12 mai 2020

❤️❤️❤️ "Un loup quelque part" de Amélie Cordonnier



L’héroïne est la mère d’Esther, 8 ans, et depuis 5 mois celle d’Alban.
Lorsqu’elle découvre une tâche brune dans le cou de ce dernier, elle réalise qu’il est en train de devenir noir et croit qu’elle n’aime plus son enfant. Tout va chavirer.
Voilà, dit ainsi, cela peut paraître effrayant voir même repoussant comme sujet, cependant c’est pour moi une réussite et un coup de cœur magistral !


C’est un huis clos dans la tête et dans la vie de cette jeune femme, qui tout à coup perd les pédales et le sens de la raison, le sens maternel. Devient-elle folle ? 
Elle compare la transformation de son fils à celle de Samsa dans la métamorphose de Kafka. Elle est écœurée, dégoutée.
Elle a peur, elle a honte, elle souffre, c’est elle-même qui se métamorphose, elle défait son lien avec Alban, elle se détache de son rôle de mère, dans la douleur. C’est une mère agonisante. 
Une femme qui a déjà souffert dans son enfance en devenant orpheline de mère à l’âge de 10 ans.


Je me suis terriblement attachée à cette femme, j’ai senti sa douleur et son errance au plus profond de mon être, elle m’a parlé, elle m’a touché. Je ne m’attendais tellement pas à ça avec ce roman. J’ai été bluffée !
C’est un texte d’une violence abyssale tout en étant d’une profonde tendresse ; l’auteur a su analyser, décortiquer, exposer les émotions de cette mère avec une finesse incroyable. 


C’est rare, très rare pour moi, mais j’ai fini ce livre, bouleversée, la gorge nouée et les yeux baignés de larmes. Un texte brillant, un livre qui m’a émue.

Flammarion, 270 pages. Mars 2020