Je me suis beaucoup interrogée sur les articles que je souhaite écrire, les livres dont je veux parler.

Dois-je faire un article pour chaque livre ? Ou uniquement ceux qui m'ont vraiment plu ?

La réponse je l'ai trouvé en pensant à mon club de lecture ; nous y sommes pour parler de tous les livres que nous lisons, pour échanger, discuter, alors comme l'idée est de faire un peu pareil ici, j'ai décidé de tout mettre. Il y aura donc des articles courts, des plus longs, des passionnés et des plus ternes. Certains vous donneront peut-être envie de lire le livre concerné, d'autres vous donneront peut-être envie de me convaincre...

Alors soyez indulgents, et surtout n'hésitez plus à faire un commentaire !

Au plaisir de (vous) lire.

lundi 4 septembre 2017

"Au fond de l'eau" de Paula Hawkins





Dans ce deuxième thriller de l’auteur, nous sommes dans un village où depuis plusieurs générations des femmes se sont noyées dans la rivière, des femmes mauvaises ? Punies ?

À très peu de temps d’intervalle une jeune fille se suicide puis une jeune femme, Nel.
Qu’est ce qui a poussé ces deux femmes à mettre fin à leurs jours alors qu’apparemment tout allait bien dans leur vie ?

La soeur de Nel, Julia, n'avait pas répondu à l'appel de sa soeur la veille de sa mort, elle se rend pourtant dans le village tout en ne sachant pas ce qu'elle y fera et découvrira. Ce qu'elle fera de sa nièce de 15 ans, de sa maison d'enfance mais surtout de tous ses souvenirs qu'elle a et auxquels elle ne veut plus être confrontés.

Le mystère est là, et s’épaissit. Paula Hawkins nous emmène avec brio à la découverte de ses nombreux personnages, de leurs vies, de ce qui les anime.

Un thriller psychologique plutôt bien fait et bien monté, on se laisse prendre au jeu et mener, brimqueballer d’un personnage à un autre jusqu’à la dernière page.

Un bon moment de lecture et de détente.

samedi 2 septembre 2017

"La tresse" de Laetitia Colombani



Trois femmes, trois histoires, un lien invisible.

Smita, en Inde, est une « Intouchable », son job est de nettoyer les toilettes des plus riches, littéralement nettoyer la merde des autres. Elle a une fille en âge d’aller à l’école et Smita ne veut pas que sa petit fille vive sa vie, elle veut se battre pour lui offrir autre chose. Elle est incapable de laisser la vie continuer ainsi.

Giulia vit en Sicile et travaille avec son père dans son atelier mais un accident va obliger la jeune femme à prendre les rênes de l’entreprise familiale et c’est ainsi qu’elle découvrira qu’elle est au bord de l’abîme.

Sarah est avocate et vit au Canada, c’est une meneuse, une battante, rien ne l’arrête ou ne lui fait peur. Sa vie va être bouleversée lorsqu’elle apprendra qu’elle est gravement malade.

Gros engouement médiatique, ce qui fait toujours un peu peur… 
C’est ce qu’on appelle “un livre qui fait du bien”, les “feel-good” très à la mode, et pourquoi pas.

Ce n’est pas de la grande littérature, mais ce n’est pas trop mal écrit non plus et ça se lit très vite, c’est facile.
Facile c’est le mot, c’est cousu de fil blanc et attendu, pas beaucoup de surprise.


Pour moi le point positif c’est qu’il m’a tout de même poussé à la réflexion sur les liens qui se tissent de par le monde et qui sont réels. Tel celui du livre ou d’autres encore, les vêtements que l’on porte, les objets que l’on achète pour notre usage de tous les jours ou de décoration...
Finalement se dire que malgré des conditions drastiquement différentes nous sommes tous plus ou moins « en lien », parfois le fil est ténu ; quelque part quelqu’un fait quelque chose et cela peut avoir un impact sur ma vie, et inversement… 
Plutôt intéressant lorqu’on y réfléchit bien…

mardi 29 août 2017

"L'enfant qui" de Jeanne Benameur



Jeanne Benameur m'avait enchanté avec ses deux précédents romans, "Profanes" et "Otages intimes", donc bien entendu lorsque je découvre ce tout petit livre cet été, je me lèche les babines d'avance...

Bon, bon, bon ... c'est l'histoire du deuil d'un enfant dont la mère a "disparu". Trois personnages se succèdent dans la narration ; en plus de l'enfant il y a son père et sa grand-mère. La mère mystérieuse est une étrangère qui n'a jamais pu échanger avec son mari ou sa belle-mère, le père apparemment parfois violent, ne sait pas/plus s'occuper de son enfant, il ne parle guère.
L'enfant est seul, il se promène dans la forêt, cherche à comprendre où est sa mère, à faire face à sa solitude, sa douleur. Il a avec lui son chien imaginaire, qui le suit partout et le rassure, le protège. La grand-mère observe tout cela sans vraiment savoir comment intervenir, aider.

Il s'agit plus d'un conte que d'une histoire, il est question de parler du deuil, de la solitude, de comment on se reconstruit et on vit "avec". Le thème est intéressant et plutôt bien traité mais j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal avec le choix narratif de l'auteur.

Le narrateur est une femme qui s'adresse à l'enfant, comme si elle était son ange (gardien), comme si elle lui parlait d'un autre monde.
C'est difficile à expliquer mais bien que son style littéraire soit toujours très bon, avec de belles phrases, le procédé est lui étrange et ne m'a pas convaincu. Il m'a même plutôt gêné, dérangé... et c'est ce qui fait que mon enthousiasme initial a été refroidi et que malheureusement je ne peux pas parler de "coup de coeur".

Cependant le livre étant court et bien écrit il faut se laisser tenter... pour voir...

vendredi 25 août 2017

"La fille du train" de Paula Hawkins





Premier roman de l'auteur qui se lance dans le thriller psychologique.
Une jeune femme, Rachel, prend tous les jours le train pour se rendre à Londres; train qui s'arrête toujours au même endroit, ce qui lui permet d'observer les maisons en bordure de la ligne de chemin de fer. Elle voit des gens et leur invente une vie. Elle "s'attache" en particulier à un couple, qu'elle idéalise et rend parfait dans son imagination. 
Jusqu'au jour où elle reconnait dans le journal la jeune femme qu'elle observe tous les jours, elle est portée disparue....
Rachel va vouloir témoigner dans cette histoire, elle est persuadée que c’est l’époux le coupable… comme dans tout bon roman policier. Cependant elle va vite se retrouver beaucoup plus impliquée qu’elle ne l’aurait souhaité.


Premier roman bien mené, le mystère monte petit à petit, et on s’attache à cette jeune femme un peu spécial qui ne sait pas bien prendre sa vie en main.
Un bon moment de détente.

NB : Je viens de regarder le film, bof bof bof, mieux vaut se contenter du livre...

samedi 12 août 2017

"Fendre l'armure" de Anna Gavalda


Anna Gavalda revient cette fois avec un recueil de nouvelles qui, comme pour ses livres, sont très inégales.

Le thème récurrent est la présence d'un personnage malheureux, mal dans sa peau ou dans sa vie ; elle aborde tout... la solitude, la mort, la maladie, l'amour....

J'ai surtout aimé la première, "l'amour courtois", le langage y est cru, ciselé et fin à la fois, l'histoire est brute avec un peu de tendresse, c'est un joli conte qui fait rêver mais auquel on ne croit pas.

Et l'avant dernière, "le fantassin", un autre petit conte difficile à avaler mais drôle et touchant.

En bref un bon livre pour les vacances, sans prise de tête et facile à lire, en particulier dans le train, l'avion ou sur la plage !!

lundi 24 juillet 2017

"Dans la forêt" de Jean Hegland



Une famille un peu originale vit dans une maison au coeur de la forêt. Le père est professeur, en ville, la mère est à la maison et les deux filles ne sont pas scolarisées.
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Sans que l’on sache exactement pourquoi le monde autour d’eux change petit à petit, des rumeurs courent, l’électricité vient à manquer, ainsi que l’essence, plus rien ne circule et bientôt il n’y a plus aucune information. Les gens meurent de maladies, disparaissent ou fuient tout simplement. Un peu comme un lent apocalypse...
La mère est atteinte d'un cancer et bientôt le père disparaitra lui aussi.

Les deux sœurs vont se retrouver seules dans cette maison, et vont devoir apprendre à survivre, sans leurs parents mais aussi dans ce « nouveau monde ».

Ce n’est pas vraiment de la science-fiction même si parfois on se trouve à la limite. 
L’atmosphère est lourde et pesante, presque angoissante, mais malgré tout les deux jeunes filles réussissent à nous emmener avec elle dans cet espèce de voyage initiatique au cœur de leur propre maison, de leurs émotions et sentiments.

Chacune a sa passion, la danse pour l’une et la lecture pour l’autre, et va s’y raccrocher tant bien que mal ; leur relation sera mise à mal mais chacune n’a plus que l’autre sur qui compter.

Un bon roman, surprenant, assez inattendu dans le déroulé. 
J’aime ne pas tout savoir et que le mystère reste, cela donne une occasion à notre propre imaginaire de vagabonder dans différentes directions.

"Aujourd'hui, j'ai lu : Quand Beethoven a composé sa Neuvième Symphonie, que beaucoup considèrent comme son chef-d'oeuvre, il était presque totalement sourd, et j'ai pensé à Eva, dansant seule sur la musique qu'elle entend dans sa tête. "
"Ta vie t'appartient. Lorsque l'une de nous courait vers elle pour se plaindre de l'autre - Eva refuse d'être le prince, Nell est en train de couper les cheveux de sa poupée, Eva ne veut pas ranger sa chambre - , elle répondait mi-fermement, mi-fièrement, Sa vie lui appartient. Et la tienne aussi. Un jour tu comprendras. Puis elle nous ébouriffait les cheveux, ses longs doigts massant notre crâne pendant un bref et doux moment avant de reprendre sa navette."  

mercredi 21 juin 2017

"Peggy dans les phares" de Marie-Ève Lacasse



Dans ce premier roman Marie-Ève Lacasse nous emmène à la rencontre de Peggy Roche, mannequin et créatrice de mode, qui fut la maitresse cachée de Françoise Sagan pendant près de 20 ans.

Avant de devenir amante elles se sont croisées plusieurs fois et Peggy dès le premier regard tombe sous le charme de cette jolie blonde fragile et mystérieuse. Ainsi nous suivons la vie fantasque de ses deux femmes.

La construction du livre est un petit spéciale et parfois déroutante. Il y a des chapitres avec un narrateur, qui peut être n'importe qui voire Peggy, des chapitres où Peggy raconte, c'est sa voix que l'on écoute, et d'autres où c'est simplement un dialogue rapide et rythmée entre les deux femmes.

Le sujet est bien Peggy mais parfois on se pose tout de même la question car il est énormément question de Françoise Sagan, de sa "maladie", de la drogue, l'alcool et de ses amours.

Ce livre est intéressant, relativement facile à lire, j'ai appris deux-trois choses et il m'a tout de même donné une petite envie de lire Sagan (hormis "Bonjour tristesse" je n'ai pas encore poussé la découverte plus loin).