Je me suis beaucoup interrogée sur les articles que je souhaite écrire, les livres dont je veux parler.

Dois-je faire un article pour chaque livre ? Ou uniquement ceux qui m'ont vraiment plu ?

La réponse je l'ai trouvé en pensant à mon club de lecture ; nous y sommes pour parler de tous les livres que nous lisons, pour échanger, discuter, alors comme l'idée est de faire un peu pareil ici, j'ai décidé de tout mettre. Il y aura donc des articles courts, des plus longs, des passionnés et des plus ternes. Certains vous donneront peut-être envie de lire le livre concerné, d'autres vous donneront peut-être envie de me convaincre...

Alors soyez indulgents, et surtout n'hésitez plus à faire un commentaire !

Au plaisir de (vous) lire.

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jeudi 11 mars 2021

"Jolies filles" de Robert Bryndza

 


Le corps d’une jeune et jolie femme est retrouvé très salement blessé dans une poubelle.

Erika Foster, qui ne travaille plus aux homicides, se trouvait avec son amant appelé sur la scène du crime, et bien entendu elle ne peut s’empêcher de vouloir à tout prix travailler sur cette enquête.

Rapidement elle réussit à faire le lien avec le corps d’une autre jeune femme retrouvé plusieurs mois auparavant, lui aussi dans une poubelle et lacéré.

À chaque fois les jeunes femmes ont disparu plusieurs jours avant d’être retrouvées, où étaient-elles tous ces jours, que leur est-il arrivé ? Pourquoi ces traces de coups et ces coupures partout. 

Un mode opératoire se dessine peu à peu sur la manière dont elles ont été enlevées…

 

 

Plaisir de retrouver Erika, notre détective chouchou, plaisir de se plonger dans un roman policier qui fait bien son job, pour moi en tout cas, détente et délice de lecture. 

Ces romans sont toujours une parenthèse récréative entre d’autres lectures parfois plus exigeantes.

 

 

On est rapidement pris dans l’enquête, les détails, les indices, et bien sur les erreurs du tortionnaire. Même si une petite facilité m’a fait sourciller au cours de l’enquête, ça ne me dérange pas plus que ça, on est dans un roman et je ne recherche que le plaisir de l’enchainement des actions et pensées, et parfois un peu de chance ne fait pas de mal à nos enquêteurs. 😉

Bref je valide !!


Belfond, 408 pages. 2021

jeudi 3 décembre 2020

"L' étrange cas Barbora Š." de Masek, Sindelka et Pokorny

 


2007, République Tchèque, un incroyable fait divers défraie la chronique.

En installant un système de surveillance pour son bébé, un homme découvre des images surprenantes chez ses voisins, une jeune fille nue est ligotée. 
La mère arrêtée, la jeune fille est mise en institution. 
Mais Anna, 13 ans, se sauve. On ne la retrouvera que quelques mois plus tard en Norvège sous l'identité d'un jeune garçon battu de 13 ans, Adam.

Mais le plus incroyable sera la découverte que Anna/Adam est en fait une jeune femme de 33 ans, Barbora Skrlova, une énorme enquête va suivre et l'affaire ne sera jamais totalement résolue.

Je ne dévoile pas grand-chose ici car tout est dit dès les premières pages du roman graphique et je n’en dis pas plus sur l’enquête, car elle est très bien menée et passionnante. Les auteurs ont décidé de prendre le sujet à revers, de refaire leur propre enquête et de la regarder aussi par le prisme du voyeurisme médiatique.

L'histoire est absolument effarante, l'enquête et l'écriture de ce roman sont magistralement organisées, c'est une réussite absolue pour moi et un énorme coup de coeur. 
Entre fait divers et enquête policière on plonge dans un marasme politico-religio-criminel qui fait froid dans le dos.

J'ai été submergée, épouvantée, éblouie, par le sujet et par la construction narrative ; et les dessins servent particulièrement bien leur propos.

Bref vous l'aurez compris un roman graphique à se procurer d'urgence !


Denoël Graphic, 210 pages. Octobre 2020

Traduction Benoît Meunier

dimanche 26 juillet 2020

"En attendant le jour" de Michael Connelly




Quel bonheur de faire la connaissance de Renée Ballard la nouvelle héroïne de Michael Connelly, digne successeur de mon détective chouchou Harry Bosch. 

 

 

Renée commence très fort dans ce premier opus. 
Elle est affectée au quart de nuit après une sombre affaire de harcèlement sexuel avec un lieutenant de la brigade des vols et crimes. 
Bien entendu on tombe dans le cliché de la flic qui vit un peu n’importe comment, qui a eu une enfance un peu compliquée avec le décès de son père et l’abandon de sa mère, mais ce n’est pas grave il faut bien que nos flics soient un peu « abimés » pour pouvoir faire ce sacré foutu job !  Parce que soyons honnête ça n’a pas l’air facile tous les jours. 

 

 

Bref, notre Renée est sur plusieurs fronts car lors de la première nuit où nous l’accompagnons elle doit gérer avec son binôme un vol de carte de crédit, une prostituée retrouvée à moitié morte sur un parking et une fusillade dans un dancing….

 

 

Renée comme Harry a son petit caractère et ne laisse pas les choses facilement tomber, elle est têtue et veut aller au bout de ses enquêtes, même si ce ne sont pas vraiment les siennes 🙄  la coquine !

 

 

Évidemment j’ai adoré, je retrouve tout ce que j’aime dans les enquêtes de HB, le procédé des enquêtes, tous les petits détails, l’avancement qui se fait doucement et logiquement, on commence et on ne peut plus poser le livre jusqu’à résolution de l’enquête, et pour courronner le tout Michael arrive encore à me surprendre, il faut dire que je me laisse emmener sans aucune difficulté !

 

 

Avis aux amateurs ! 😉



Calmann-Levy Noir, 430 pages. 
Traduction de Robert Pépin. 

jeudi 26 mars 2020

"Sur un mauvais adieu" de Michael Connelly



On retrouve l’inspecteur Harry Bosch qui ne travaille plus au LAPD (partir en retraite, revenu, viré…. Voir le tome précédent "jusqu'à l'impensable" ), il est maintenant enquêteur privé et travaille notamment avec son demi-frère avocat, Mike Haller.
Il est aussi officier réserviste au SFPD (San Fernando Police Department).
Et c’est ainsi que l’on suit 2 affaires en même temps.

En tant qu’enquêteur privé il se voit confier la recherche du potentiel héritier d’un richissime industriel alors qu’en même temps il tente de mettre la main sur un violeur en série avec ses collègues du SFPD. 

C’est toujours un plaisir de retrouver Harry Bosch, mon détective chouchou, car j’aime son côté fonceur, rebelle et insoumis, son côté « même pas peur », un bon mâle alpha (comme on les aime dans les livres) mais avec un peu de douceur et de tendresse, mais surtout il n’aime vraiment pas les vilains méchants et fait tout pour les empêcher de nuire.

Je suis absolument fan de la manière dont Michael Connelly construit et écrit ses enquêtes, je suis prise dès le départ et je ne lâche plus. On démarre doucement, et petite goutte par petite goutte le mystère monte, l’enquête avance et il sait parfaitement faire monter mon rythme cardiaque au moment où il faut, parfois j’ai l’impression de regarder un film !

Bref je dévore à toute allure et je me régale !

Calmann-Levy, 450 pages. Mars 2018
Traduction de Robert Pépin

mardi 14 janvier 2020

"L'Art du meurtre" de Chrystel Duchamp


Audrey, flic, la trentaine, est appelée sur une scène de crime assez étrange.
Un homme nu, assis à sa table - mise comme pour un banquet -, face à un crâne de squelette... une bien étrange mise en scène.
Alors qu'elle démarre l'enquête pour retrouver qui a assassiné cet avocat sadomasochiste, un deuxième meurtre est perpétré.

Notre enquêtrice est bien sur bourrée de problèmes, de remords, de défauts....
Heureusement elle a aussi étudié les beaux-arts avant de devenir flic comme son papa, ce qui l'aide beaucoup sur cette enquête.

Même si l'idée de départ est plutôt originale et sympa pour un polar, pour moi beaucoup trop d'évidences, de facilités, d'usage de "code" du roman policier. La trame est trop lisible et manque de finesse.

Et même si l'intrigue m'a un peu intéressée j'ai trouvé la fin assez décevante et cousu de fil blanc.

Bref je ne suis pas hyper emballée par ce premier roman qui bien qu'il ait beaucoup de bonnes choses me laisse un arrière-goût un peu amer quant aux finitions.

Voilà ça ne peut pas fonctionner à chaque fois.

L'Archipel, 272 pages. Janvier 2020

vendredi 19 janvier 2018

❤️❤️ " Un certain M.Piekielny" de François-Henri Désérable



L'année du bac de français, F.H ne lut qu'un seul livre, La Promesse de l'aube, et sa bonne étoile lui valut d'être interrogé sur ce livre qu'il avait lu et relu.
Quelques années plus tard, suite à une série d'événements improbables, il erre par hasard dans Vilnius et se retrouve devant une plaque indiquant que Romain Gary a vécu dans cet immeuble, c'est alors que lui revient à l'esprit une phrase lu dans La Promesse de l'aube, au chapitre VII : "Quand tu rencontreras de grands personnages, des hommes importants, promets-moi de leur dire : au n° 16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M.Piekielny..."

Dès lors le narrateur, qui n'est autre que l'auteur, va s'acharner à retrouver ce fameux M.Piekielny.
F.H Désérable nous fait replonger dans La Promesse de l'aube mais aussi et surtout dans la vie de Romain Gary, cet homme fantasque et passionnant. Et beaucoup d'éléments peuvent être lus ou relus différemment après les découvertes faites dans ce livre.

On voyage aussi beaucoup à Vilnius (Wilno), dans le temps, à l'époque de la seconde guerre mondiale; M.Piekielny a-t-il été tué d'une balle dans la nuque ? A-t-il été déporté ? A-t-il disparu dans les ghettos ?
Recherches sur le web, dans les archives de Vilnius, rien n'arrête notre intrépide auteur pourtant parfois découragé et nous suivons ses pérégrinations et questionnements tout au long de cet espèce de voyage initiatique autour de M.Piekielny et de Romain Gary.

Écrit avec beaucoup d'humour et d'intelligence j'ai dévoré ce livre que j'ai particulièrement aimé. Il y a de la recherche, de la dérision, un amour tendre envers R.G.
J'ai aimé les alternances biographie/roman, j'ai aimé être parfois perdu par l'auteur et son auteur-modèle. Pour moi le traitement du sujet et de l'idée est brillant.

Bref une découverte vraiment très chouette que je recommande !

"Elle est devenue exceptionnelle [...] La Promesse de l'aube l'a tirée de l'oubli dans lequel tombent toutes les mères. Il y a des quantités extraordinaires de mères extraordinaires qui se perdent parce que leur fils n'ont pas pu écrire La Promesse de l'aube, c'est tout. La nuit des temps est pleine de mères admirables, inconnues, ignorées, entièrement inconscientes de leur grandeur, comme le fut ma mère. Il est vrai qu'elle était exceptionnelle par le panache, par la couleur, la flamboyance, mais pas par l'amour. Elle était dans le peloton de tête, c'est tout. La mienne, au moins, a eu droit à un livre."
"[...] tu m'aurais dit que l'important c'est d'y croire, et que d'ailleurs j'y avais cru, tu m'aurais dit que c'est ça, la littérature, l'irruption de la fiction dans le réel, et parodiant la bonne vieille parade de Boris Vian tu m'aurais dit mais voyons, mon cher F-H, cette scène est vraie, puisque je l'ai inventée." 
Gallimard, 259 pages.

jeudi 16 novembre 2017

❤️❤️❤️ "La serpe" de Philippe Jaenada


PRIX FEMINA 2017

Octobre 1941, c'est le matin et Henri Girard sort du château d'Escoire en appelant au secours, il vient de découvrir, sauvagement assassiné à la serpe son père, Georges, sa tante, Amélie et la bonne, Louise. Les premiers sur les lieux sont les gardiens du château, les Doulet. Très vite les gendarmes sont là, les premières constations, les premiers relevés... et les soupçons se portent tout de suite sur Henri, seul rescapé pourtant présent dans le château au moment des faits.
Mystère et boule de gomme, bah non pas tellement finalement puisque très très vite Henri est arrêté, toute l'enquête se fera à sa charge et après plusieurs mois d'attente viendra son procès et contre toute attente, en un temps historiquement record (moins de 15 minutes) il est innocenté !!!
Bon d'accord mais c'est quoi donc ! Mais oui mais oui...

Philippe Jaenada reprend donc l'enquête, en quelque sorte.
Tout d'abord il nous fait la bio de Henri Girard (devenu Georges Arnaud, célèbre auteur du "Salaire de la peur" !), puis il revient sur le procès et un rapide exposé des faits et enfin il mène sa propre enquête pour arriver à SA conclusion de l'affaire.

J'avoue je ne suis pas du tout objective parce que totalement "in love" avec Philippe Jaenada (je parle de l'auteur bien sûr). J'aime son style, son humour, sa curiosité.
Je suis assise au coin du feu, bien enfoncée dans un fauteuil moelleux, il est près de moi, un verre de whisky à la main, une cigarette allumée et il me raconte une histoire, je suis toute ouïe, fascinée, j'écoute - alors qu'en réalité je suis empêtrée avec un gros livre bien lourd dans les mains - mais il me fait cet effet là.

Voilà, donc ! Philippe (j'ai envie d'être un peu familière) enfile son imperméable de Columbo - et les verres de whisky (!!) - et part à Périgueux trouver de nouveaux indices et surtout se plonger dans les archives de l'Affaire.
Ainsi on avance pas à pas dans l'enquête, au milieu des digressions que l'on aime (que l'on attend ?), un peu de sa vie privée (très auto-critique et sans compassion avec lui-même), un peu de ses deux précédents romans ("Sulak" (qu'il va vraiment falloir que je lise) et "la petite femelle" (quoi vous ne l'avez pas encore lu ??!!)), toujours autant d'humour, beaucoup de recherches et de travail et une écriture passionnante. Un vrai polar mais dans la vraie vie !

Soyons sérieux.
On découvre une justice un peu étrange, tout d'abord dans l'énoncé des faits où il apparaît très clairement qu'Henri Girard ne peut qu'être coupable, et finalement en quelques minutes de délibération le jury l'acquitte. C'est très étrange. Et bien qu'il ait eu un des meilleurs avocats pour le défendre (Maurice Garçon) cela reste très troublant. Que s'est-il réellement passé ? Clairement le président du tribunal est en faveur de la défense, mais pourquoi ?? Qu'Henri Girard ait été coupable ou pas, cela laisse penser qu'il y a eu plus d'une erreur judiciaire.
Puis lorsque l'on découvre les arcanes de l'enquête cela laisse d'autant plus rêveur... soit Philippe est un héros, ultra-intelligent, qui voit tout et sait tout, soit (et désolée Philippe mais c'est plus probable (en revanche je reconnais l'ENORME travail qui a été fait)) il y a eu un sérieux laisser-aller au cours de l'enquête. On voit ce qu'on veut, on garde ce qui nous arrange et on fait sa petite tambouille avec tout ça. Nous ne saurons probablement jamais le fin mot de l'histoire, mais je reconnais que Philippe m'a plutôt convaincu dans son interprétation des évènements (ok ok je sais, aucune objectivité...).

Bref, ce livre est passionnant, drôle, savoureux... mais très lourd.
Évidemment je recommande plus que plus, et en profite pour vous (re)conseiller de lire "La petite femelle" que j'avais aussi adoré !!

"Voilà, j'aime bien les faits divers, le sordide ne me dérange pas à priori, mais en réalité, honnêtement, ça dépend : quand on a le sentiment de connaître quelqu'un, même si ce n'est pas vrai, quand on s'est attaché d'une façon ou d'une autre, ce n'est plus la même histoire. Ça désole, ça blesse, le sordide dégoûte."
"Enfin, à son ennemi le plus buté, Joseph Martigny : «Je fais bonne figure mais je sens chaque jour se perdre ma confiance dans la vie, toute ma jeunesse d'âme.»" 


Julliard, 648 pages.

mardi 31 octobre 2017

❤️❤️ "La disparition de Josef Mengele" de Olivier Guez


PRIX RENAUDOT 2017

Un roman, mais aussi un récit documenté sur la fuite de Josef Mengele en Amérique du Sud après la fin de la seconde guerre mondiale.

Josef Mengele était "l'Ange de la Mort", le médecin du camp de Auschwitz. Il fit de nombreuses expériences et expérimentations sur les déportés vivants et morts. Il était celui qui décidait à l'arrivée des trains de la mort d'envoyer tel ou tel directement dans les chambres à gaz ou dans son hôpital.
Il était sans pitié, sans émotion et croyait dur comme fer à l'importance de son "travail".
Quelques pages décrivent avec plus ou moins de détails ce qu'il a pu faire ou ordonner, c'est assez difficile à imaginer ; comment un être humain est capable de faire toutes ces choses à un autre être humain.

Josef Mengele serait arrivé en Argentine et y aurait vécu sous un pseudonyme pendant quelques années, il y aurait vécu de belles années avec sa nouvelle femme ; puis toujours traqué il aurait fui au Brésil et aurait eu une vie "de rat" à se terrer, se cacher. On suit sa fuite, ses peurs, ses angoisses mais aucune pitié pour un tel homme qui a tout de même réussir à vivre 30 ans après la fin de la guerre sans jamais être jugé pour ses actes.
Alors certes cette vie décrite par Olivier Guez ne fait pas envie, et visiblement il aurait "souffert" mais il a malgré tout "vécu", il a eu cette chance, sans être jamais rattrapé. Protégé par toute une intelligentsia nazi présente en Amérique du Sud et aussi et surtout grâce à sa famille très riche, qui a toujours tout fait pour le protéger et le cacher. Seul son fils, qui ne l'a que très peu connu, semble être révolté parce que son père a fait, il tentera une ultime visite pour essayer d'obtenir les regrets de son père qui jamais ne doutera du bien fondé du nazisme, de l'eugénisme et de l'expérimentation humaine.

Le roman est vraiment très bien mené, à priori très bien documenté. Certains nazis ont été très bien protégés, y compris par certains gouvernements sud américain et parfois ont eu beaucoup de "chance"... Probablement que si le Mossad n'avait pas été obligé d'interrompre ses recherches ils auraient fini par retrouver le médecin de la mort et lui faire payer, à leur façon, ses crimes.
Pas de pitié pour le sujet, juste une description froide de ce que fut sa vie.

J'ai aimé ce livre bien que le sujet soit difficile, je l'ai lu presque plus comme un document/essai, capital pour le souvenir. Nous ne pouvons pas oublier, à quel point l'homme, et en particulier "en groupe", peut être déviant, à quel point on peut être incapable de se remettre en question.

Grasset, 240 pages.