Je me suis beaucoup interrogée sur les articles que je souhaite écrire, les livres dont je veux parler.

Dois-je faire un article pour chaque livre ? Ou uniquement ceux qui m'ont vraiment plu ?

La réponse je l'ai trouvé en pensant à mon club de lecture ; nous y sommes pour parler de tous les livres que nous lisons, pour échanger, discuter, alors comme l'idée est de faire un peu pareil ici, j'ai décidé de tout mettre. Il y aura donc des articles courts, des plus longs, des passionnés et des plus ternes. Certains vous donneront peut-être envie de lire le livre concerné, d'autres vous donneront peut-être envie de me convaincre...

Alors soyez indulgents, et surtout n'hésitez plus à faire un commentaire !

Au plaisir de (vous) lire.

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dimanche 30 septembre 2018

"Babylone" de Yasmina Reza


Elisabeth, la soixantaine, organise chez elle une petite fête de printemps où elle invite ses amis, sa soeur et ses voisins du dessus.
Yasmina Reza tire de cette rencontre une petite satire de la société et en profite pour se moquer des marottes des uns et des autres. Chaque personnage étant une caricature de ce qu'il représente.
La soirée se termine, Elisabeth et son mari vont se coucher, mais voilà que leur voisin du dessus revient, il a commis l'irréparable et sollicite leur aide.
Il s'en suit toute une aventure entre Elisabeth et son voisin, Jean-Lino.

L'auteur en profite pour nous raconter des souvenirs sans intérêts de l'héroïne, elle nous parle de personnage dont on ne comprend pas vraiment la raison d'être.

Bref, je n'ai pas aimé ce roman qui n'a ni queue ni tête et est totalement insignifiant pour moi. Je n'ai éprouvé aucune sympathie pour les personnages ni pour ce qu'il se passe. Ce fut une lecture laborieuse car je n'avais pas l'envie d'avancer.
Ce qui sauve ce livre c'est l'écriture qui est bien travaillée, mais honnêtement j'ai du mal à comprendre le prix Renaudot de ce roman

Je ne comprends pas non plus le titre.... Il est fait référence une fois à Babylone dans le texte, est ce que cela en justifie le titre, je me pose la question. Mais peut-être suis-je tout simplement inculte ?!
"Dans un couple, a-t-elle dit, chacun doit s'efforcer de faire honneur à l'autre. Ce qu'on donne à voir de soi rejaillit sur ce que les gens vont penser de l'autre."
"N'avoir personne c'est n'avoir même pas soi-même. Quelqu'un qui vous aime vous délivre un certificat d'existence (ou de consistance). Quand on se sent seule on ne peut pas exister sans une petite fable sociale." 
Folio, 219 pages.

mardi 31 octobre 2017

❤️❤️ "La disparition de Josef Mengele" de Olivier Guez


PRIX RENAUDOT 2017

Un roman, mais aussi un récit documenté sur la fuite de Josef Mengele en Amérique du Sud après la fin de la seconde guerre mondiale.

Josef Mengele était "l'Ange de la Mort", le médecin du camp de Auschwitz. Il fit de nombreuses expériences et expérimentations sur les déportés vivants et morts. Il était celui qui décidait à l'arrivée des trains de la mort d'envoyer tel ou tel directement dans les chambres à gaz ou dans son hôpital.
Il était sans pitié, sans émotion et croyait dur comme fer à l'importance de son "travail".
Quelques pages décrivent avec plus ou moins de détails ce qu'il a pu faire ou ordonner, c'est assez difficile à imaginer ; comment un être humain est capable de faire toutes ces choses à un autre être humain.

Josef Mengele serait arrivé en Argentine et y aurait vécu sous un pseudonyme pendant quelques années, il y aurait vécu de belles années avec sa nouvelle femme ; puis toujours traqué il aurait fui au Brésil et aurait eu une vie "de rat" à se terrer, se cacher. On suit sa fuite, ses peurs, ses angoisses mais aucune pitié pour un tel homme qui a tout de même réussir à vivre 30 ans après la fin de la guerre sans jamais être jugé pour ses actes.
Alors certes cette vie décrite par Olivier Guez ne fait pas envie, et visiblement il aurait "souffert" mais il a malgré tout "vécu", il a eu cette chance, sans être jamais rattrapé. Protégé par toute une intelligentsia nazi présente en Amérique du Sud et aussi et surtout grâce à sa famille très riche, qui a toujours tout fait pour le protéger et le cacher. Seul son fils, qui ne l'a que très peu connu, semble être révolté parce que son père a fait, il tentera une ultime visite pour essayer d'obtenir les regrets de son père qui jamais ne doutera du bien fondé du nazisme, de l'eugénisme et de l'expérimentation humaine.

Le roman est vraiment très bien mené, à priori très bien documenté. Certains nazis ont été très bien protégés, y compris par certains gouvernements sud américain et parfois ont eu beaucoup de "chance"... Probablement que si le Mossad n'avait pas été obligé d'interrompre ses recherches ils auraient fini par retrouver le médecin de la mort et lui faire payer, à leur façon, ses crimes.
Pas de pitié pour le sujet, juste une description froide de ce que fut sa vie.

J'ai aimé ce livre bien que le sujet soit difficile, je l'ai lu presque plus comme un document/essai, capital pour le souvenir. Nous ne pouvons pas oublier, à quel point l'homme, et en particulier "en groupe", peut être déviant, à quel point on peut être incapable de se remettre en question.

Grasset, 240 pages.

mercredi 28 septembre 2016

"Mémoires de porc-épic" de Alain Mabanckou


J'ai découvert Alain Mabanckou un petit peu par hasard l'année dernière en regardant une de ses interviews à la télévision, ce dandy chic m'avait convaincu de le lire, à l'époque il s'agissait de "Petit Piment", son "parlé" étant riche et passionnant. Grande déception, enfin soyons honnête, déception sur la seconde moitié du livre.
Ayant beaucoup entendu parler de son "chef d'oeuvre", livre dont l'article est le sujet, je me suis dit "allons-y ! Les auteurs ont droit à une seconde chance."
Bien m'en a pris.... hélas !
Ce conte africain n'est certes pas mauvais mais à croire que l'écriture de Mabanckou ne fonctionne pas sur moi.
Nous avons donc un porc-épic, qui se trouve être un double-nuisible et qui vient de perdre sa moitié humaine; il revient donc sur leur histoire. L' Homme en prend pour son grade...
Bien sûr il y a des vérités, des choses intéressantes, mais pour moi beaucoup trop de poncifs, rien de nouveau sous le soleil.
Allez je suis un peu dure mais soyez certain que je ne recommencerai pas le test tout de suite....
(flûte il fait parti de la rentrée littéraire, oh ben un de moins à lire ...)

"...l'intelligence est une graine qu'il faut arroser afin de la voir s'épanouir un jour, devenir un arbre fruitier bien enraciné, [...] je sais à présent que la pensée est quelque chose d'essentiel, c'est elle qui inspire aux hommes le chagrin, la pitié, les remords, voire la méchanceté ou la bonté, [...]"
"J'ai appris des hommes le sens de la digression, ils ne vont jamais droit au but, ouvrent des parenthèses qu'ils oublient de refermer."