Je me suis beaucoup interrogée sur les articles que je souhaite écrire, les livres dont je veux parler.

Dois-je faire un article pour chaque livre ? Ou uniquement ceux qui m'ont vraiment plu ?

La réponse je l'ai trouvé en pensant à mon club de lecture ; nous y sommes pour parler de tous les livres que nous lisons, pour échanger, discuter, alors comme l'idée est de faire un peu pareil ici, j'ai décidé de tout mettre. Il y aura donc des articles courts, des plus longs, des passionnés et des plus ternes. Certains vous donneront peut-être envie de lire le livre concerné, d'autres vous donneront peut-être envie de me convaincre...

Alors soyez indulgents, et surtout n'hésitez plus à faire un commentaire !

Au plaisir de (vous) lire.

Affichage des articles dont le libellé est policier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est policier. Afficher tous les articles

dimanche 27 juin 2021

"Les suppliciées du Rhône" de Coline Gatel

 



Un bon petit polar pour se détendre, j’ai toujours aimé ça !

 

 

Lyon 1897, les corps livides de très jeunes filles sont retrouvés dans les rues de Lyon ; elles sont atrocement mutilées après avoir subi un avortement par césarienne. 

 

Félicien Perrier et Bernard Lecuyer deux étudiants du célèbre médecin Alexandre Lacassagne, sont nommés pour constituer une équipe d’experts ; c’est le début de la médecine légale. Accompagnés de l’intrigante Irina, journaliste polonaise, ils vont mener l’enquête qui les mènera dans les bas-fond de la ville des soyeux. 

D’un bouge d’opiomanes, à l’hôpital d’indigents, des faiseuses d’anges à la bourgeoisie montante, des pentes de la Croix-Rousse aux quais brumeux où se trouve la morgue flottante, cette drôle équipée va aller de surprise en surprise. 

 

 

Chacun de nos protagonistes a ses démons cachés ; petit à petit ils vont se dévoiler à nous et livrer leurs secrets.

Une plongée historique dans la ville et dans l’histoire de la criminologie.

Un polar prenant qui nous tient jusqu’au dénouement effrayant et inattendu. 

Le Livres de Poche, 416 pages. 

jeudi 11 mars 2021

"Jolies filles" de Robert Bryndza

 


Le corps d’une jeune et jolie femme est retrouvé très salement blessé dans une poubelle.

Erika Foster, qui ne travaille plus aux homicides, se trouvait avec son amant appelé sur la scène du crime, et bien entendu elle ne peut s’empêcher de vouloir à tout prix travailler sur cette enquête.

Rapidement elle réussit à faire le lien avec le corps d’une autre jeune femme retrouvé plusieurs mois auparavant, lui aussi dans une poubelle et lacéré.

À chaque fois les jeunes femmes ont disparu plusieurs jours avant d’être retrouvées, où étaient-elles tous ces jours, que leur est-il arrivé ? Pourquoi ces traces de coups et ces coupures partout. 

Un mode opératoire se dessine peu à peu sur la manière dont elles ont été enlevées…

 

 

Plaisir de retrouver Erika, notre détective chouchou, plaisir de se plonger dans un roman policier qui fait bien son job, pour moi en tout cas, détente et délice de lecture. 

Ces romans sont toujours une parenthèse récréative entre d’autres lectures parfois plus exigeantes.

 

 

On est rapidement pris dans l’enquête, les détails, les indices, et bien sur les erreurs du tortionnaire. Même si une petite facilité m’a fait sourciller au cours de l’enquête, ça ne me dérange pas plus que ça, on est dans un roman et je ne recherche que le plaisir de l’enchainement des actions et pensées, et parfois un peu de chance ne fait pas de mal à nos enquêteurs. 😉

Bref je valide !!


Belfond, 408 pages. 2021

mercredi 11 novembre 2020

"Entre fauves" de Colin Niel

 

Une couverture absolument sublime pour un livre tout à fait incroyable. 

 

 

Quatre héros vont nous emmener dans cette histoire.

Martin est garde dans le parc national des Pyrénées et notamment il s’occupe du suivi des ours enfin du dernier ours de la région, c’est un homme qui défend la nature mais jusqu’où est-il prêt à aller pour cela ? 

Apolline est une toute jeune femme orpheline de mère et dont le père, grand chasseur, lui a transmis sa passion, et plus que ça car la jeune femme est une championne de tir à l’arc. Elle vit un peu en dehors de son monde, peu présente sur les réseaux sociaux et elle aussi très proche de la nature.

Kondjima est un jeune noir issu d’une tribu du nord-ouest de la Namibie, son père possède un troupeau de chèvre et son village subit un fléau car les bêtes sont régulièrement attaquées par un lion – qui a trouvé un garde-manger bien facile. Il faut dire que la région déjà désertique subit une vague de chaleur et de sécheresse sans précédent. 

Enfin Charles, c’est lui, le lion, le fameux qui met la zizanie dans toute la région.

 

 

Entre les Pyrénées et la Namibie un lien va se créer, inattendu, imprévisible, douloureux.

Il est question de chasse bien sûr, de protection des animaux aussi, d’injustice, de réchauffement climatique, de politique. 

Sans jamais prendre parti Colin Niel nous emmène sur les traces de Charles, de Kondjima, d’Apolline et de Martin, on passe de la savane à la forêt, de la chaleur sèche du désert au froid humide de la montagne et de la neige. Du lion à l’ours…

 

 

J’ai aimé me retrouver dans la savane africaine, j’ai aimé découvrir les montagnes enneigées des Pyrénées, les vallées d’Aspe et d’Ossau, j’ai aimé ce lion, je me suis tellement attachée à lui et Apolline, elle est si courageuse, si forte, et en même temps tellement fragile, elle accepte ses erreurs, sait se remettre en question.

Les personnages secondaires sont eux-aussi très importants, intéressants.

Je découvre cet auteur et je suis emballée par la finesse de son écriture et de la construction de son histoire. 

 

 

Un roman puissant, au-delà du roman policier, un roman tellement actuel, sans parti pris, qui pose des questions, un roman qui met le doigt sur les contradictions des uns des autres, et plus que les contradictions les intérêts des uns et des autres, où commence et où s’arrête le « juste », la raison, le « bon ». 

Un livre troublant, mené d’une main de maitre, à lire pour le voyage, à lire pour le questionnement, à lire parce qu’il est tellement réussit. 

Nous connaissons tous un chasseur, nous connaissons tous un défenseur des animaux, parfois la limite est ténue et pour passer de l’un à l’autre il n’y a qu’un pas, comme l’amour et la haine. 


Éditions le Rouergue, 352 pages. Septembre 2020

dimanche 26 juillet 2020

"En attendant le jour" de Michael Connelly




Quel bonheur de faire la connaissance de Renée Ballard la nouvelle héroïne de Michael Connelly, digne successeur de mon détective chouchou Harry Bosch. 

 

 

Renée commence très fort dans ce premier opus. 
Elle est affectée au quart de nuit après une sombre affaire de harcèlement sexuel avec un lieutenant de la brigade des vols et crimes. 
Bien entendu on tombe dans le cliché de la flic qui vit un peu n’importe comment, qui a eu une enfance un peu compliquée avec le décès de son père et l’abandon de sa mère, mais ce n’est pas grave il faut bien que nos flics soient un peu « abimés » pour pouvoir faire ce sacré foutu job !  Parce que soyons honnête ça n’a pas l’air facile tous les jours. 

 

 

Bref, notre Renée est sur plusieurs fronts car lors de la première nuit où nous l’accompagnons elle doit gérer avec son binôme un vol de carte de crédit, une prostituée retrouvée à moitié morte sur un parking et une fusillade dans un dancing….

 

 

Renée comme Harry a son petit caractère et ne laisse pas les choses facilement tomber, elle est têtue et veut aller au bout de ses enquêtes, même si ce ne sont pas vraiment les siennes 🙄  la coquine !

 

 

Évidemment j’ai adoré, je retrouve tout ce que j’aime dans les enquêtes de HB, le procédé des enquêtes, tous les petits détails, l’avancement qui se fait doucement et logiquement, on commence et on ne peut plus poser le livre jusqu’à résolution de l’enquête, et pour courronner le tout Michael arrive encore à me surprendre, il faut dire que je me laisse emmener sans aucune difficulté !

 

 

Avis aux amateurs ! 😉



Calmann-Levy Noir, 430 pages. 
Traduction de Robert Pépin. 

jeudi 26 mars 2020

"Sur un mauvais adieu" de Michael Connelly



On retrouve l’inspecteur Harry Bosch qui ne travaille plus au LAPD (partir en retraite, revenu, viré…. Voir le tome précédent "jusqu'à l'impensable" ), il est maintenant enquêteur privé et travaille notamment avec son demi-frère avocat, Mike Haller.
Il est aussi officier réserviste au SFPD (San Fernando Police Department).
Et c’est ainsi que l’on suit 2 affaires en même temps.

En tant qu’enquêteur privé il se voit confier la recherche du potentiel héritier d’un richissime industriel alors qu’en même temps il tente de mettre la main sur un violeur en série avec ses collègues du SFPD. 

C’est toujours un plaisir de retrouver Harry Bosch, mon détective chouchou, car j’aime son côté fonceur, rebelle et insoumis, son côté « même pas peur », un bon mâle alpha (comme on les aime dans les livres) mais avec un peu de douceur et de tendresse, mais surtout il n’aime vraiment pas les vilains méchants et fait tout pour les empêcher de nuire.

Je suis absolument fan de la manière dont Michael Connelly construit et écrit ses enquêtes, je suis prise dès le départ et je ne lâche plus. On démarre doucement, et petite goutte par petite goutte le mystère monte, l’enquête avance et il sait parfaitement faire monter mon rythme cardiaque au moment où il faut, parfois j’ai l’impression de regarder un film !

Bref je dévore à toute allure et je me régale !

Calmann-Levy, 450 pages. Mars 2018
Traduction de Robert Pépin

mardi 14 janvier 2020

"L'Art du meurtre" de Chrystel Duchamp


Audrey, flic, la trentaine, est appelée sur une scène de crime assez étrange.
Un homme nu, assis à sa table - mise comme pour un banquet -, face à un crâne de squelette... une bien étrange mise en scène.
Alors qu'elle démarre l'enquête pour retrouver qui a assassiné cet avocat sadomasochiste, un deuxième meurtre est perpétré.

Notre enquêtrice est bien sur bourrée de problèmes, de remords, de défauts....
Heureusement elle a aussi étudié les beaux-arts avant de devenir flic comme son papa, ce qui l'aide beaucoup sur cette enquête.

Même si l'idée de départ est plutôt originale et sympa pour un polar, pour moi beaucoup trop d'évidences, de facilités, d'usage de "code" du roman policier. La trame est trop lisible et manque de finesse.

Et même si l'intrigue m'a un peu intéressée j'ai trouvé la fin assez décevante et cousu de fil blanc.

Bref je ne suis pas hyper emballée par ce premier roman qui bien qu'il ait beaucoup de bonnes choses me laisse un arrière-goût un peu amer quant aux finitions.

Voilà ça ne peut pas fonctionner à chaque fois.

L'Archipel, 272 pages. Janvier 2020

lundi 6 janvier 2020

"Disparaitre" de Mathieu Menegaux



À Paris une jeune femme tombe du 6ème étage de son immeuble et meurt instantanément sous les yeux des passants ébahis et bouleversés.
À Saint-Jean-Cap-Ferrat un joggeur retrouve sur la plage un cadavre, un homme sans poil, dont le bout des doigts est brûlé, impossible de l'identifier, mais très rapidement l'enquête arrivera à la conclusion d'un suicide.
Grondin, en charge de l'enquête, veut savoir, comprendre comment et pourquoi on peut se suicider de cette façon, pourquoi on voudrait totalement disparaitre.

Alors on suit l'histoire d'Esther Goetz une jeune femme brillante qui réussit à se faire embaucher dans la très fameuse banque Richter & Co, et Etienne Sorbier, cinquantenaire, bourreau de travail,  qui en est le Manager Director.

Un roman très court qui se lit en une seule fois, le suspens n'est pas énorme, on comprend vite l'issue. Pour en fait un excellent roman policier il aurait peut-être fallu approfondir la psychologie des personnages et la durée de l'enquête, car la brièveté fait aussi que l'on oublie rapidement cette lecture.
Plusieurs sujets sont traités et auraient chacun mérité un traitement plus complet.

Grasset, 216 pages. Janvier 2020

mardi 5 novembre 2019

"Surtensions" de Olivier Norek


Troisième enquête de la brigade de l'inspecteur Coste qui démarre en (sur)tension et ne nous lâche plus !
Un enlèvement, des prisonniers, un casse de bijouterie, un mercenaire, un pédophile, une équipe corse et bien sur Coste et ses acolytes.

Je n'ai pas lu les deux premières aventures de cette bande de flic et je découvre cet auteur qui se trouve être lui-même de la partie puisqu'il est lieutenant de police au SDPJ 93.
Cela explique certainement que l'on soit plongé dans l'enquête et que pas une seconde on ne se pose de questions, on suit les enquêteurs dans leurs investigations mais aussi dans leurs doutes, leurs émotions. C'est criant de vérité, j'ai eu l'impression de regarder un film tellement j'ai été prise dans l'histoire. Je ne peux pas trop en dire car avec un roman policier il vaut mieux l'aborder en en sachant le moins possible.

Ce qui est certain c'est que plusieurs malfrats vont se retrouver liés, que les rouages de la justice et des tribunaux sont mis à mal ainsi que la résistance de policiers pourtant endurcis.
Bref un très bon polar, comme je les aime. Je vais donc me précipiter pour lire les deux premiers de cette petite série et continuer à suivre cet auteur, car non seulement il sait de quoi il parle mais en plus il l'écrit et le raconte très bien !
Une lectrice de polar heureuse 😊

Pocket, 473 pages. Mars 2017

mercredi 16 octobre 2019

"Liquide inflammable" de Robert Bryndza




Alors que la détective en chef Erika Foster fait draguer le fond d'une ancienne carrière inondée à la recherche d'une mallette remplie de drogue, les plongeurs remontent aussi un sac en plastique dans lequel se trouvent les ossements de ce qui était apparemment une toute jeune fille.
Très vite les ils se révèleront être ceux de Jessica Collins une enfant de 7 ans disparu il y a plus de 25 ans.
Erika va se battre pour récupérer cette enquête et tout faire pour retrouver le meurtrier de la jeune fille.
Pour la famille c'est un choc d'apprendre cette terrible nouvelle.
La mère vit toujours dans l'ancienne maison familiale, seule, avec le fantôme de sa petit fille. Le père, lui, a refait sa vie et a eu deux autres enfants. Il y a aussi la soeur et le frère ainés de Jessica qui ont du grandir dans l'ombre de leur petite soeur disparue.

Un bon policier qui nous emmène dans les tréfonds de l'âme humaine, dans les secrets des familles, avec des rebondissements, et juste ce qu'il faut de passion romantique et de blessures profondes.
C'est le troisième roman qui met en scène la DCI Erika Foster, une excellente détective, qui voit dans cet épisode sa soeur débarquer avec ses 3 enfants. Elle doit aussi faire avec l'ancienne détective qui avait mené l'enquête à l'époque de la disparition et qui ne s'est jamais vraiment remise.

Je me suis plongée dedans pour n'en sortir qu'une fois la dernière page tournée.
C'est simple, ça tient la route, et surtout ça détend !!

Editions Belford noir, 416 pages. Septembre 2019.
Traduction Chloé Royer

samedi 19 janvier 2019

"Le lecteur de cadavres" de Antonio Garrido



Le roman commence en 1206 en Chine Orientale.
Notre héros se prénomme Ci, il a une vingtaine d'années, il vit avec ses parents, son frère Lu et sa soeur Troisième. Elle est ainsi nommée car c'est la troisième soeur née malade, les deux premières étant décédées.
La famille Song est revenue vivre dans son village d'origine après la mort du grand-père alors qu'ils étaient installés dans la grande ville de Lin'an où le père travaillait pour un juge et où Ci pouvait étudier.
Le retour à la campagne est particulièrement difficile pour Ci qui adorait s'instruire et voulait lui aussi devenir juge. Son frère ainé est très dur avec lui et le bat souvent.

Mais tout change le jour où Ci retrouve le cadavre de Shang dans le champ de son frère où il travaille.  -Shang de qui il devait épouser la fille.
Les évènements s'enchainent rapidement et Ci se retrouve obligé de fuir son village avec sa soeur Troisième. Il part donc pour Lin'an où il espère pouvoir retourner faire ses études.

Et ainsi nous suivons les péripéties de Ci dans une ville dangereuse où il faut se méfier de tout et tout le monde. Il va pourtant réussir à retourner étudier, et même mettre un pied dans le palais de l'Empereur, mais je n'en dirai pas plus...

Ci est une personnalité qui a réellement existé et son oeuvre est arrivée jusqu'à nous avec son "traité légiste", il est le précurseur si ce n'est le père de la médecine légale.

Antonio Garrido s'est très bien documenté sur lui mais aussi sur la culture chinoise et les traditions de l'époque, ce qui fait que ce roman est à la fois historique, policier mais surtout passionnant !!

Le livre de poche, 719 pages.

mardi 4 septembre 2018

" Le braconnier du lac perdu " de Peter May




Dans ce dernier opus de la trilogie irlandaise de Peter May, nous retrouvons notre héros, Fin Macleod, qui est revenu vivre sur son île natale de Lewis dans les Hébrides après avoir quitté sa femme et la police suite à un tragique accident.
Sur Lewis il a retrouvé son amour de jeunesse, Marsali.

Il est engagé pour faire la chasse aux braconniers qui pillent les eaux tranquilles des domaines de pêche. Le premier braconnier étant Whistler son ami d'enfance qui vit seul comme un ermite.

Une nuit, après un terrible orage, ils retrouvent ensemble au fond d'un loch, l'avion d'un autre ami d'enfance disparu depuis 17 ans et à son bord se trouve un cadavre.

Fin va replonger dans ses années de jeunesse et tenter de démêler l'écheveau de haine, amour et trahison qui lie ses anciens camarades. Il va se retrouver confronté à ses vieux démons et surtout à ses anciens amours.

Plus qu'une enquête c'est une plongée dans un univers où les paysages, comme les protagonistes, sont violents, rudes et beaux à la fois. C'est une terre déjà lointaine qui subit les assauts du temps et où l'homme doit encore faire avec la nature.

Comme pour les deux premiers, j'ai beaucoup aimé cette histoire qui mêle le policier mais aussi un peu de voyage, avec la découverte de l'Irlande et en particulier de ces îles qui me semblent fascinantes et tout à fait propices pour vivre des aventures mystérieuses.

voir aussi "L'île des chasseurs d'oiseaux", et "L'homme de Lewis"

Babel noir, 361 pages.

lundi 11 décembre 2017

"En vrille" de Deon Meyer



Le corps d'Ernst Richter est retrouvé par le plus grand hasard enfoui dans le sable ; il était porté disparu depuis près de 3 semaines.
Étant le fondateur d'un site internet peu reluisant, Alibi.co.za - qui propose toutes sortes d'alibis - il a de nombreux "ennemis".

L'équipe de police des Hawks va tenter de découvrir l'assassin avant les fêtes de Noël qui approchent.

Nous sommes en Afrique du Sud, à Stellenbosch, à l'est du Cap dans la région viticole. Il y a comme dans tout bon policier une bonne équipe de détectives-lieutenants-colonels. L'alcoolique qui n'arrive pas à s'en sortir, le bon copain, le délateur, la femme, le noir, le métis... bref tous les ingrédients du polar sud-af.

Comme nous sommes dans la région viticole nous retrouvons effectivement le vin, il y a bien sur un peu de rugby aussi, et les nouvelles technologies avec ce fameux site internet.

C'est un bon polar qui nous fait passer un bon moment. Mais rien d'extraordinaire non plus, j'avoue ne pas avoir "accroché" à l'intrigue comme parfois dans de très bon polar.

samedi 18 novembre 2017

❤️ "La sorcière" de Camilla Lackberg


Dixième tome de la série avec Erica Falck et Patrick Hedstrom de la romancière suédoise Camilla Lackberg dans lequel nous retrouvons les protagonistes habituels, Patrick et Erica mais aussi tous ceux qui les entourent avec leurs caractères et leurs petites histoires.

Toujours sur le même modèle il y a l'histoire actuelle et une autre histoire en parallèle qui se passe 300 ans plus tôt et dont le lien ne sera découvert qu'à la toute fin.

Nea, 4 ans a disparu de la ferme de ses parents ; 30 ans plus tôt une autre petite fille, Stella, aussi 4 ans, avait également disparu de cette ferme et avait été retrouvé morte dans la forêt. Existe-t-il un lien entre ses deux affaires ?
À l'époque deux adolescentes de 13 ans, Helen et Marie, avaient été reconnues coupables du meurtre; aujourd'hui Helen vit toujours dans le coin et Marie vient de revenir dans le village...

L'auteur colle de plus en plus à l'actualité en insérant dans son histoire un camp de réfugiés syriens, des adolescents en perdition, pour certain c'est "trop", pour moi je trouve que son récit n'en est que plus riche, c'est bien ce à quoi Camilla Lackberg nous avait habitué mais en plus abouti.

J'ai trouvé l'intrigue très bien menée, les personnages sont plus nombreux et forts ; je me suis bien laissée prendre par l'histoire et emmenée jusqu'au bout.

Un bon roman policier, pas de déception, on retrouve Camilla Lackberg dans son style, avec un peu plus de force.

Actes Sud, 704 pages.

lundi 11 septembre 2017

"Selfies" de Jussi Adler Olsen



Voilà le septième opus de notre trio (quatuor maintenant) de choc du département V qui en principe travaille sur de vieilles affaires jamais élucidées.
Nous retrouvons donc Carl le vieil inspecteur de la Crim', toujours un peu ronchon et qui ne sait pas tellement rester dans les "clous", Assad son assistant un peu spécial (mais toujours aussi attachant) venu du Moyen-Orient, Rose la secrétaire totalement déjantée et le dernier arrivé, le grand Gordon amoureux éperdu de Rose.

Tout en travaillant sur une enquête non élucidée, la fine équipe va se retrouver mêlée à une enquête très très actuelle. Des jeunes femmes qui ne font vraiment pas grand chose et qui touchent des allocations sont victimes "d'accidents", une grand-mère est retrouvé assassiné dans un parc, un hold-up dans une boite de nuit tourne mal.... et au milieu de tout ça Rose pète littéralement les plombs et se refait internée.

Les garçons vont ainsi mener plusieurs enquêtes de front et notamment une vieille enquête concernant le décès du papa de Rose et qui semble être le point de départ de tout ses maux (mots ?).

Après ma dernière lecture un peu rude ("Qui ne dit mot consent"), un bon petit polar fait du bien.
Pour moi ce n'est peut être pas le plus réussi de la série mais qu'à cela ne tienne je me suis tout de même régalée dans cet embrouillamini d'enquêtes.

Albin Michel, 650 pages.

lundi 4 septembre 2017

"Au fond de l'eau" de Paula Hawkins





Dans ce deuxième thriller de l’auteur, nous sommes dans un village où depuis plusieurs générations des femmes se sont noyées dans la rivière, des femmes mauvaises ? Punies ?

À très peu de temps d’intervalle une jeune fille se suicide puis une jeune femme, Nel.
Qu’est ce qui a poussé ces deux femmes à mettre fin à leurs jours alors qu’apparemment tout allait bien dans leur vie ?

La soeur de Nel, Julia, n'avait pas répondu à l'appel de sa soeur la veille de sa mort, elle se rend pourtant dans le village tout en ne sachant pas ce qu'elle y fera et découvrira. Ce qu'elle fera de sa nièce de 15 ans, de sa maison d'enfance mais surtout de tous ses souvenirs qu'elle a et auxquels elle ne veut plus être confrontés.

Le mystère est là, et s’épaissit. Paula Hawkins nous emmène avec brio à la découverte de ses nombreux personnages, de leurs vies, de ce qui les anime.

Un thriller psychologique plutôt bien fait et bien monté, on se laisse prendre au jeu et mener, brimqueballer d’un personnage à un autre jusqu’à la dernière page.

Un bon moment de lecture et de détente.

vendredi 25 août 2017

"La fille du train" de Paula Hawkins





Premier roman de l'auteur qui se lance dans le thriller psychologique.
Une jeune femme, Rachel, prend tous les jours le train pour se rendre à Londres; train qui s'arrête toujours au même endroit, ce qui lui permet d'observer les maisons en bordure de la ligne de chemin de fer. Elle voit des gens et leur invente une vie. Elle "s'attache" en particulier à un couple, qu'elle idéalise et rend parfait dans son imagination. 
Jusqu'au jour où elle reconnait dans le journal la jeune femme qu'elle observe tous les jours, elle est portée disparue....
Rachel va vouloir témoigner dans cette histoire, elle est persuadée que c’est l’époux le coupable… comme dans tout bon roman policier. Cependant elle va vite se retrouver beaucoup plus impliquée qu’elle ne l’aurait souhaité.


Premier roman bien mené, le mystère monte petit à petit, et on s’attache à cette jeune femme un peu spécial qui ne sait pas bien prendre sa vie en main.
Un bon moment de détente.

NB : Je viens de regarder le film, bof bof bof, mieux vaut se contenter du livre...

vendredi 2 juin 2017

"L'homme de Lewis" de Peter May



Dans ce deuxième opus nous retrouvons Fin McLeod ; il a quitté son travail, sa femme et Edinburgh. Il est de retour sur son île et campe sous une tente sur le terrain de feu ses parents afin de retaper leur vieille maison.

Au même moment le cadavre d'un jeune homme est retrouvé dans les tourbières, en état de momification, miraculeusement conservé depuis plus de 50 ans. Très rapidement il va s'avérer être lié au père de Marsaili son amour de jeunesse.
Bien que ne faisant plus parti de la police, Fin va s'emparer de l'enquête afin de comprendre qui est Tormod McDonald et s'il cache quelque chose enfoui dans son cerveau malade.

Plus qu'une enquête de police il s'agit encore une fois de partir dans le passé et découvrir l'histoire de nos personnages, avec leurs souffrances et leurs bonheurs. Et encore une fois Peter May en profite pour aborder des thèmes qui dérangent.
Après les violences aux enfants, il s'attaque cette fois au sujet des homers, ces enfants orphelins (ou abandonnés) qui étaient envoyés dans des familles très loin de chez eux, où ils se retrouvaient le plus souvent esclaves et victimes de violence.
Peter May fait aussi intervenir un de ses personnages principaux en nous mettant dans sa tête, et on le "regarde" penser. Il s'agit de Thormod McDonald qui souffre d'Alzheimer. C'est un très bon moyen de voir ce qui peut (éventuellement) se passer dans un cerveau malade, les allers et retours entre le présent et le passé, le mélange des souvenirs d'enfance et de la vie d'adulte.

Bref, vous l'aurez compris, encore une fois bien emballée, il n'en reste plus qu'un je vais essayer de me le garder pour un peu plus tard.... si je résiste....

"Quand on entre dans cette maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste. on les met de côté parce qu'on les considère comme... eh bien, des vieux. Usés, comme si cela ne valait plus la peine de s'en préoccuper. Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi. Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?"

mercredi 31 mai 2017

"L'Ile des chasseurs d'oiseaux" de Peter May



Après "Les disparus du phare" et les commentaires dithyrambiques sur Peter May que j'ai reçu sur Facebook, et après les articles et recommandations de ma collègue de lecture et de blog je me suis laissée tenter par la trilogie écossaise de Peter May en commençant donc par "L'Ile des chasseurs".

Dans ce premier opus nous rencontrons Fin McLeod, inspecteur à Edinburgh. Il est en plein deuil et après un mois d'arrêt de travail, est envoyé à Lewis son île natale des Hébrides où un cadavre a été retrouvé. Le modus operandi ressemble étrangement à une affaire sur laquelle il travaille à Edinburgh...

Le cadavre est celui d'Ange que Fin a connu lorsqu'il était enfant.

Non seulement Fin va se plonger dans cette enquête qui le touche personnellement mais il va re-plonger dans son enfance, son adolescence, sa vie d'avant, ici sur ses îles d'Écosse.
Il va se retrouver confronté à ses copains d'enfance, son premier amour aussi, ses peurs, ses erreurs....

Et les traditions de cette Écosse lointaine où l'on parle encore le gaélique, où l'on se réchauffe en brûlant de la tourbe, où l'on respecte le sabbat ; et puis il y a cette île, An Sgeir, ce rocher nu, lointain, battu par les vents et les flots, où une douzaine d'hommes se rendent chaque année dans des conditions extrêmes afin de récupérer des "gugas", ces jeunes poussins des "fous de Bassan".

Que se passe-t-il sur ce rocher ? Que s'est-il passé ?

Tout en suivant l'enquête mené par Fin, nous découvrons aussi petit à petit des bribes de son passé, jusqu'à la révélation finale.

Se lit d'une traite, je n'ai pas pu lâcher le livre une fois commencé ; j'ai été littéralement embarqué dans les paysages d'Écosse et dans cette enquête haletante.
Merci Aurore, merci Sophie, merci Thierry !

lundi 8 mai 2017

"Les disparus du phare" de Peter May



Il reprend conscience sur le bord de la plage après avoir été rejeté par la mer. Il est transi de froid, il ne sait pas où il est, il ne sait pas qui il est...

Comment retrouver sa propre identité, qui lui dit la vérité, qui lui ment ?

Il y a le vent glacial qui s'abat sur les côtes des îles Hébrides, des loch, des cairns, des abeilles, des ruches, une femme, des femmes.... et puis un meurtre.....

Un roman policier très sympa qui nous tient en haleine jusqu'au bout, un vrai sujet d'actualité qui donne toute sa dimension à l'importance de l'histoire.

Un bon moment de lecture ! Je recommande.

Lu via la "bibliothèque orange".

jeudi 14 avril 2016

" Le violoniste " de Mechtild Borrmann


GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE

Mai 1948, Moscou, la fin d'un magnifique concert, le violoniste virtuose, Ilia Vassilievitch Grenko, a enflammé la salle. Mais au retour dans sa loge, deux hommes sombres l'attendent et l'emmènent de force à la Loubianka siège du KGB.
Juillet 2008, Cologne, Sacha reçoit un appel, Viktoria, cela fait si longtemps qu'il n'avait pas entendu sa voix "Sacha, j'ai des ennuis. Une histoire liée à notre passé... J'ai besoin de ton aide."

Ainsi commence ce roman policier ; trois voix, celle d'Ilia qui se retrouve enfermé, perd la notion du temps et son stradivarius, c'est la descente aux enfers jusqu'au goulag.
Celle de Galina, son épouse, qui veut retrouver son mari, ne veut pas croire qu'il les a abandonné, elle et leurs deux garçons Pavel et Ossip. Elle aussi sera exilée, loin, au Kazakhstan.
Et celle de Sacha, le fils d'Ossip, qui part tenter de retrouver le violon de son grand-père, sur son chemin il découvrira toute l'horreur qu'a subit sa famille dans cette Russie post seconde guerre mondiale.

Ce stradivarius qui avait été offert par le tsar Alexandre II à l'arrière-arrrière-grand-père de Ilia en 1862, ce stradivarius qui demeure introuvable des années plus tard, ce stradivarius sera-t-il la réponse à toutes les questions que se pose Sacha ?

Plus qu'un roman policier, "le violoniste" nous emmène dans l'enfer de la Russie communiste, les interrogatoires, les disparitions mystérieuses, les défections, les trahisons, la déportation, le climat rude de cet immense pays.

J'ai beaucoup aimé particulièrement les voix de Ilia et Galina, suivre leurs parcours chaotique et fou.
Le côté "policier" de la voix de Sacha est un peu moins entrainant et passionnant, un peu rapide cette "enquête" parait surréaliste et on n'a un peu du mal à y croire.