Je me suis beaucoup interrogée sur les articles que je souhaite écrire, les livres dont je veux parler.

Dois-je faire un article pour chaque livre ? Ou uniquement ceux qui m'ont vraiment plu ?

La réponse je l'ai trouvé en pensant à mon club de lecture ; nous y sommes pour parler de tous les livres que nous lisons, pour échanger, discuter, alors comme l'idée est de faire un peu pareil ici, j'ai décidé de tout mettre. Il y aura donc des articles courts, des plus longs, des passionnés et des plus ternes. Certains vous donneront peut-être envie de lire le livre concerné, d'autres vous donneront peut-être envie de me convaincre...

Alors soyez indulgents, et surtout n'hésitez plus à faire un commentaire !

Au plaisir de (vous) lire.

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jeudi 26 mars 2020

"Sur un mauvais adieu" de Michael Connelly



On retrouve l’inspecteur Harry Bosch qui ne travaille plus au LAPD (partir en retraite, revenu, viré…. Voir le tome précédent "jusqu'à l'impensable" ), il est maintenant enquêteur privé et travaille notamment avec son demi-frère avocat, Mike Haller.
Il est aussi officier réserviste au SFPD (San Fernando Police Department).
Et c’est ainsi que l’on suit 2 affaires en même temps.

En tant qu’enquêteur privé il se voit confier la recherche du potentiel héritier d’un richissime industriel alors qu’en même temps il tente de mettre la main sur un violeur en série avec ses collègues du SFPD. 

C’est toujours un plaisir de retrouver Harry Bosch, mon détective chouchou, car j’aime son côté fonceur, rebelle et insoumis, son côté « même pas peur », un bon mâle alpha (comme on les aime dans les livres) mais avec un peu de douceur et de tendresse, mais surtout il n’aime vraiment pas les vilains méchants et fait tout pour les empêcher de nuire.

Je suis absolument fan de la manière dont Michael Connelly construit et écrit ses enquêtes, je suis prise dès le départ et je ne lâche plus. On démarre doucement, et petite goutte par petite goutte le mystère monte, l’enquête avance et il sait parfaitement faire monter mon rythme cardiaque au moment où il faut, parfois j’ai l’impression de regarder un film !

Bref je dévore à toute allure et je me régale !

Calmann-Levy, 450 pages. Mars 2018
Traduction de Robert Pépin

mardi 19 février 2019

"La papeterie Tsubaki" de Ogawa Ito



A Kamakura une jeune femme surnommée Popo a hérité de la papeterie de sa grand-mère.
Dans cette papeterie son travail ne consiste pas uniquement à vendre du matériel, elle est aussi et surtout écrivain public.
C'est ainsi que nous allons voir graviter autour d'elle tout un tas de personnages qui viennent pour ses talents de calligraphe.

C'est tout un art que d'écrire car Popo doit choisir le support le plus adapté au ton de la lettre et à son contenu,  mais elle doit aussi choisir "l'instrument" qu'elle utilisera pour écrire (plume, bille, pinceau...), elle devra encore adopter le style d'écriture le plus approprié et enfin viendra le choix de la formulation en fonction de l'émotion, du message, du degré de politesse... et pour finir le choix de l'enveloppe et du timbre est aussi important.
À chaque lettre elle met beaucoup d'elle, et ce n'est pas toujours un exercice aisé.

Les rencontres qu'elle fait sont donc très variées, et les demandes de lettre parfois très surprenantes.

Je reste très mitigée sur cette lecture qui au final m'a plus agacée que plu. Les moments intéressants et jolis sont trop dilués dans une suite qui n'a ni queue ni tête de rencontres, et d'histoires, un manque de continuité dans la succession des évènements vraiment gênant.

Je ne sais pas si c'est lié à la traduction mais parfois j'avais le sentiment que l'expression n'était vraiment pas à la hauteur... j'ai trouvé le style très "enfantin" et avec des répétitions pénibles.

Et des phrases qui m'ont carrément laissée pantoise, du genre "Le manque d'inspiration, c'est un peu comme quand on est constipé. On voudrait que ça sorte mais rien ne vient."

Un peu déçue car en général j'aime bien la littérature japonaise ou autour du Japon, et en même temps ce n'est pas la première fois que je ressens ce côté "enfantin" qui m'agace beaucoup (Les délices de Tokyo m'avait fait le même effet...)

Éditions Philippe Picquier, 384 pages.